Hasty, Uneasy Music (+ Fashion) and a Bunch of Eclectic Roaring Thoughts.

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jeudi 14 janvier 2010

Les tortues devraient rester à leur place: ce ne sont que des animaux.


Allez, aujourd'hui défi: je vais devant vos yeux ébahis écouter l'intégralité d'un album des Turtles. Celui où ils font des reprises assez atroces de Bob Dylan,notamment. Avoue, en voyant ça, tu es comme moi partagé entre un frisson d'horreur, une furieuse envie de rire et celle de lui retirer le platane qu'il a dans le postérieur. Bref, après cette entrée en matière assez sportive, je me jette à l'eau: je vais écouter, comme promis, l'INTEGRALITE de cet album.

(15 minutes plus tard- mon dieu ça y est, on passe aux ellipses)

Bordel, je viens de recevoir un signe divin. Deezer veut pas fonctionner: le ciel m'a dit « N'écoute pas les Turtles ma fille » ( à imaginer avec une voix caverneuse et une tête qui ressemble à celle de Morgan Freeman)

Pas grave, je vais vous parler d'un truc bien en échange. Petits chanceux.

Un des bouquins qui rentre facile dans mon top 5 serait certainement Demande à la poussière de John Fante. L'histoire d'un écrivain raté, puceau, paumé, pauvre. Un mec un peu à la Martin Eden, le côté nautique en moins. (encore que)

Fante. Ce mec a quand même le talent d'écrire des choses assez magnifiques, avec des mots ordinaires. Tu vois, le genre de mec énervant qui utilise le bon mot au bon moment. Pendant des pages tu supportes son style acéré, tu fermes ta gueule et tu lis, et là tu tombes sur une petite phrase, un mot, ou même une virgule qui fait que tout ça devient exceptionnel. Une fulgurance, comme dirait ma maman.

Fante, le mec qui sait décrire les névroses sans jamais les décrire vraiment. Le mec qui prend ce qu'il y a eu dans ta tête à un moment de ta vie, et qui en fait une phrase, qui te fait dire « Putain, ce mec écrit vraiment bien ».

Fante, le mec qui a inspiré une bonne partie de l'oeuvre de Bukowksi; pas dans son côté crade, mais dans la façon qu'il a de décrire le réel avec des mots tellement crus que ça en devient beau. Et même qu'il a écrit une superbe préface à Demande à la Poussière.


Average Cabbage

vendredi 8 janvier 2010

Ta mère préfère le Coreper


Bah pas moi. Moi, le Coreper en fait j’en ai pas grand-chose à taper. Si tu veux il me fait l’effet d’un pet de fourmi sur la tête d’un pendu. Tu comprendras bien que le mec est trop occupé à rattraper sa langue qui se fait la malle pour s’inquiéter d’une fourmi qui lui pète dessus.

Par contre, tu vas me dire que je suis à la bourre, dépassée, ringarde, mal coiffée, tout ce que tu veux , tu pourrais même dire que je choisis la solution de facilité, (et merde t’aurais presque raison), mais j’ai envie de parler de l’album de Casablancas. Merde, un peu de clémence, jsuis en période d’examens. Bon. Je crois qu’en fait je trouve son album… pas trop mal parfois. Merde.

Ok. Casablancas. Let me think. Ouais c’est ça. Ca me rappelle mes 16 ans, mes cheveux longs, mon énorme frange et mes grandes jupes à fleurs. Quand on me croisait, on me demandait si c’était carnaval, mais rien à foutre, j’avais les Strokes. Mais oui, toi aussi tu te rappelles, les « Kiss me now that I’m older, I won’t try to control you» et tout le tintouin. Bref. Jme fais parfois des piqures de rappel, et je kiffe, faut reconnaitre. Donc allez hop, Casablancas.

Déjà: merde, la pochette est assez cool. Le chien et le gramophone, Casablancas=gramophone= seulement un intermédiaire entre la musique et ton oreille, chérie.. Et pas cher. Les bottes à lacets, la guitare-hero, et la chevalière inclus. Ouais, c’est une pochette cool. Enfin, je trouve.

Premier morceau: Out of the Blue. Marrant, c’est vrai qu’il a l’air plus seul sur celui-là que sur les autres. C’est un peu du Strokes, mais tout seul. 49ème seconde: bordel voilà! ! C’est Julian qui rameutait toutes les minettes ! Merde, ce mec sait plaire aux filles. Il a le truc pour trouver la mélodie efficace, le « ho hoooo hooo » qui te donne envie de lever la tête quand tu l’écoute en marchant. Du coup tu trouve ça presque trop adolescent, mais merde ensuite ça repart en couplet rapide et efficace, en guitare ultra saturée, en phrasé presque parlé. Et là tu kiffes.
Mais ensuite le gus reprend son « How could you be so perfect for me, hoooo hoooo hooooo », et on répond NON, Julian , Non. No need. Remarque, il nous avait prévenu le Juju. Ya pas erreur sur la marchandise, c’est bien des Phrazes for the Young qu’il nous vend . Le saligaud.
Donc en gros, la chanson je l’aime bien, sans les hoo hooo hooo, qu’en fait j’aime avec un sentiment de culpabilité assez dérangeant. Et ça fait un peu ça sur tout le long de l’album je dois dire. Son synthé, ses refrains. Putain ses refrains. J’entend presque les hurlements dans la fosse, d’où je suis. Mais merde, la batterie sur 11th dimension est cool. Les dix premières secondes envoient du lourd. Puis hop, back to High school.

En gros je trouve que cet album sent le Biactol à plein nez. En même temps, « phrazes for the Young »…
Bah je sais pas si jsuis dans une période de régression, mais bizarrement, j’en ai honte mais parfois j’aime bien. Parfois.
Merde.

Talkative people.

Memories.

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